Pourquoi un animal ressemble-t-il souvent à son humain ?

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21 juillet 2021
Pourquoi nos animaux nous ressemblent-ils / un animal ressemble-t-il à son humain, maître ou gardien ?

On entend souvent dire d’un animal qu’il ressemble à son humain, maître ou gardien. Peut-être vous êtes-vous déjà fait vous-même ce type de réflexion en observant votre compagnon chien ou cheval. Mais savez-vous pourquoi on observe souvent ce type de ressemblance ? 

 

Nous sommes attirés par des effets de résonnance

Quand quelqu’un me raconte sa rencontre avec son animal, il me dit souvent la même chose : « Dès que je l’ai vu, il s’est passé quelque chose et j’ai su que c’était lui / elle. » Même si la rencontre en elle-même ne se passe pas forcément très bien, le choix s’impose de lui-même. Quelque chose d’inexplicable fait naître chez la personne le sentiment fort de « reconnaître » en quelques sortes l’animal qu’on lui présente. Ces histoires sont légions et elles ont plusieurs explications.

L’une de ces raisons qui font que nous pouvons nous sentir inexplicablement attirés par un animal en particulier, c’est la résonnance. Nous entrons en résonnance avec les êtres qui portent notamment les mêmes mémoires de souffrance que nous. Ces mémoires, qu’elles soient vécues ou d’origine transgénérationnelle, sont inscrites dans nos tissus et même dans notre ADN. Nous les portons inconsciemment en nous et elles influences nos ressentis, nos perceptions et nos actes. Sans en avoir conscience, nous les reconnaissons chez les autres qui nous paraissent alors bizarrement familiers. C’est un 1er point commun que nous avons avec les personnes humaines ou animales dont nous choisissons de nous entourer. Et cela explique que nos personnalités se ressemblent. 

Nos souffrances façonnent notre personnalité

En effet, qu’est-ce qu’une personnalité ? C’est tout simplement un ensemble de comportements que nous apprenons à adopter pour nous protéger et survivre dans ce monde. En somme, c’est un masque que nous forgeons au fil de nos expériences de vie. En retenant les comportements et réflexions qui semblent les plus efficaces pour éviter la souffrance. Dès la naissance, nous sommes influencés par les mémoires de souffrances transgénérationnelles et par celles que nous avons vécues lors de la grossesse. Nos premières années de vie, nous copions inconsciemment les comportements de nos parents et autres proches et donc leurs mécanismes de survie. Puis, nous renforçons ou adaptons ces comportements au fil de nos expériences. On peut donc logiquement trouver des ressemblances entre les personnalités d’êtres partageant des mémoires de souffrance. Ce qui explique qu’un animal qui vous a attiré(e) présente des points de ressemblance avec vous. 

 

De plus, nous recherchons naturellement des ressemblances avec l’autre

En plus de cela, nous humains éprouvons plus facilement de la compassion pour ceux qui nous ressemblent. C’est ce que nous apprend la sociologie. Aussi, lorsque nous voulons nous sentir proche de quelqu’un, nous remarquons naturellement tout ce qui, chez lui, peut nous ressembler. Quitte à faire fi de nos différences les  plus marquantes. Et puisque les animaux fonctionnent de façon très différente de nous, nous utilisons l’anthropomorphisme pour donner à leurs comportements le sens qui les rapproche le plus de nous. Car nous avons besoin de nous sentir compris et d’avoir l’impression de comprendre l’autre. Cela nous procure un sentiment de familiarité et de sécurité.

En résumé, un animal partage souvent avec l’humain qui l’a choisi des mémoires de souffrance et des traits de personnalité qui peuvent être comparables. Dans la limite où le comportement d’un humain peut se comparer à celui d’un animal. Et notre inconscient prend facilement des raccourcis pour trouver des points de ressemblance là où une étude objective n’en trouverait pas. Tout simplement parce que cela le rassure.

 

Que pouvons-nous tirer de tout cela ?

Choisir intuitivement de vous entourer d’êtres qui partagent avec vous des mémoires de souffrance, ça a un sens. En effet, en plus de faciliter la compréhension mutuelle, ça peut vous aider à guérir l’un et l’autre. Ne serait-ce que parce que l’effet miroir vous permet d’identifier ces souffrances et ces peurs que vous portez et qui vous influencent. La prise de conscience est en effet le premier pas vers la libération. Puis, différentes méthodes de soin peuvent vous aider à vous libérer réellement, vous comme votre animal.

Ensuite, savoir que vous recherchez instinctivement à valider des points communs avec votre animal peut vous aider à vous préserver des biais d’interprétation anthropomorphiques. Lorsque vous vous observez à dire ou à penser : « il me ressemble », « on est pareils sur ce point », etc, faites une pause. Et cherchez à analyser ce qui se passe véritablement. Avez-vous les connaissances nécessaires et suffisantes sur le comportement de l’animal pour en comprendre vraiment le sens ? Ou bien cherchez-vous à lui trouver des ressemblances avec vous, quitte à lui prêter un comportement et un raisonnement propres à l’humain ? Une telle remise en question vous amènera à vous poser les bonnes questions pour apprendre à connaître véritablement votre animal. En reconnaissant vos dissemblances autant que vos ressemblances. Et en l’accueillant tel qu’il est, tout simplement et avec amour. 

 

Laure Souquet


Photographe : Kevin Simonet

 

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2 Comments

  1. Patrick Lions dit :

    Merci , clair et précis .

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