La fourbure, une maladie qui touche les pieds?

par Équinessentiel dans Parage, Santé | 20 commentaires

La fourbure, un mot qui fait peur, et pour causes! De nombreux chevaux en déclenchent chaque année, et les conséquences peuvent être dramatiques pour eux, et notamment pour leurs pieds. Cette affection souvent mal comprise reflète les nombreuses incohérences entre les besoins des chevaux et la vie qui leur est offerte. Je vous invite à découvrir dans ces quelques lignes ma vision de la fourbure et des solutions pour la prévenir puis pour soigner votre cheval s’il en est déjà atteint ou finit tout de même par l’être. 

 

Pour commencer et pour répondre à la question posée dans le titre, il est important de bien comprendre que la fourbure n’est pas une maladie des pieds. Ceux-ci sont touchés et même gravement, certes, mais la fourbure est en réalité une maladie systémique dont les causes sont une mauvaise santé du cheval et dont les conséquences touchent tous les tissus conjonctifs et pas seulement les lamelles. Si on croit souvent que ce problème ne concerne que les pieds, c’est parce que c’est à leur niveau que les dégâts sont les plus visibles. Pourtant, lorsque la fourbure touche le pied, il y a déjà bien longtemps qu’elle s’est déclenchée et bien plus encore qu’elle pendait au nez du pauvre cheval!

 

En effet, une fourbure ne se déclenche pas par hasard sur le premier cheval venu. Elle ne survient qu’au bout d’une longue chaine d’événements mise en route depuis parfois des années. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut donc mettre des solutions en oeuvre pour la prévenir. Je suis certaine que ces solutions vous apparaîtront bien évidentes dès lors que vous comprendrez mieux ce qui se cache derrière une fourbure. 

 

On vous a souvent dit qu’une fourbure arrive suite à une perturbation du métabolisme de votre cheval comme un gros apport de sucres (poney échappé qui vide la réserve de grains par exemple), un médicament, une intoxication quelconque, une rétention placentaire suite à la mise bas, etc. C’est vrai. Mais ce n’est en fait que la goutte d’eau qui fait déborder un vase bien rempli. Si un tel incident qui peut sembler insignifiant parvient à déséquilibrer totalement une mécanique si bien huilée que celle d’un organisme vivant, c’est que cet organisme était déjà en bien mauvais état. 

 

La première chose que l’on peut remarquer, c’est qu’une fourbure survient plus facilement chez un équidé rustique type poney, arabe ou âne. Ou chez un cheval en surpoids. Cela s’explique par son lien avec la gestion des sucres dans le corps. En réalité, un dérèglement du métabolisme du sucre est une des premières causes d’apparition d’une fourbure. Si vous vous souvenez de vos cours de lycée, nous y avons tous appris qu’une hormone appelée insuline participe à réguler le taux de sucres dans le sang, aussi appelé glycémie. Pour faire court, retenez qu’elle intervient lorsque la glycémie augmente pour la faire baisser en donnant le signal aux cellules d’utiliser le glucose pour fonctionner. Les cellules utilisent alors tout ce dont elles ont besoin, et le reste est stocké sous forme de graisse. Le problème survient lorsque l’organisme du cheval est inondé de sucres en permanence et en quantités bien supérieures à ce qu’il peut utiliser, c’est à dire lorsque son régime alimentaire est trop riche. Dans ce cas, ses cellules peuvent cesser de répondre à l’action de l’insuline. Elles ne consomment donc plus le sucre apporté par l’alimentation et tout est stocké sous forme de graisse ici et là dans le corps. Comme les cellules ne reçoivent plus de glucose, elles transmettent un signal au corps pour qu’il leur en envoie et le cheval ressent la faim. Ce qui fait qu’il mange d’autant plus alors que son organisme n’a plus la capacité d’utiliser le sucre consommé. C’est le cercle vicieux. Cela commence par du surpoids et engendre encore plus de prise de poids. Le taux très élevé de sucre dans le sang, parfois encore augmenté suite à une prise alimentaire plus importante que les autres, finit par entrainer des réactions en chaine se traduisant par un état inflammatoire général et la détérioration des lamelles. Celles qui sont accrochées à l’os du pied se détachent de celles qui sont solidaires de la paroi, ce qui fait qu’os du pied et paroi se désolidarisent de façon d’autant plus importante et rapide que le pied est long et les lamelles soumises à des tensions importantes. La première cause possible d’une fourbure est donc le surpoids qui finit par dérégler le système hormonal du cheval. Dans les cas graves d’obésité avec résistance à l’insuline, on parle de SME, Syndrome Métabolique Equin. On le reconnait essentiellement aux plaques de gras localisées au niveau du chignon, des côtes, des lombaires et de la croupe, et du fourreau ou des mamelles. 

 

Ce système hormonal peut être également déréglé par une maladie souvent appelée à tort « maladie de Cushing ». Le DPIP, qui est un développement anormal d’une la partie intermédiaire de l’hypophyse, une glande très importante dans la gestion du système hormonal. Alors que le Cushing concerne sa partie antérieure. On les confond souvent mais le Cushing n’existe quasiment pas chez les chevaux alors que le DPIP est assez courant. Ce problème dont l’origine est mal connue survient parfois chez des chevaux d’un certain âge et se reconnait notamment grâce au poil long et muant difficilement de ces chevaux. Le mécanisme diffère de celui du surpoids, mais la conséquence est la même : le cheval développe une résistance à l’insuline. Il en va de même pour tout ce qui va surcharger le foie, comme des toxines ou des corticostéroïdes. Dans tous les cas, le problème est identique : la gestion des sucres. Et donc plus l’alimentation du cheval est riche en sucres et plus le risque de fourbure augmente. 

 

Pour prévenir l’apparition d’une fourbure, il apparait donc évident qu’il faut veiller à ce que votre cheval ne mange pas trop ni trop riche et qu’il ne soit pas en surpoids. Un régime alimentaire adapté à sa nature ainsi qu’une dose d’exercice suffisante lui sont donc salutaires. La majorité des fourbures apparaissant entre avril et juillet, soyez particulièrement attentif à cette période et n’hésitez pas à attendre que l’herbe soit bien haute et sèche avant d’y remettre votre cheval. Si vous décalez sa sortie au printemps, vous gagnerez ce temps en hiver en décalant d’autant sa mise au foin. On croit souvent à tord qu’une herbe rase est conseillée pour les chevaux en surpoids, mais c’est tout l’inverse! Plus l’herbe est jeune et courte et plus elle est riche. Soyez y attentif(/ve) et dites vous qu’une bonne gestion de pâture peut éviter bien des désagréments à votre cheval!

 

 

Et, évidemment, le stress est lui aussi un facteur important puisque l’organisme d’un cheval stressé se prépare à l’action. Pour agir, toutes ses cellules doivent être en capacité de fonctionner vite et fort. Le stress fait donc augmenter le taux de glucose dans le sang. Normalement, un stress est passager. Mais s’il se prolonge et que le taux de glucose dans le sang demeure trop élevé, le cheval peut développer une résistance à l’insuline qui pourra finir par déclencher une fourbure. Donc non seulement votre cheval doit manger peu riche et avoir la ligne, mais il doit aussi être bien dans sa tête. Et quels sont les principaux facteurs de stress pour un cheval ? L’enfermement, le bruit, l’isolement, les mauvais rapports avec les autres chevaux qui l’entourent ou avec lesquels il vit. Pour lui épargner cela, rien de tel que la vie dehors dans un groupe qui lui convienne. Il y trouvera sérénité et sécurité tout en développant avec ses congénères de nombreuses interactions qui le feront bouger. Ce dernier point posant souvent problème dans les groupes, il est intéressant de mélanger les âges dans un groupe de chevaux. Ainsi, les plus jeunes apprennent les règles de la vie en troupeau auprès des plus âgés, et en même temps ils les dynamisent! Vous faites d’une pierre deux coups en évitant le stress à votre cheval et en favorisant son activité. 

 

Au-delà des problèmes causés par un excès de glucose dans le sang, l’apparition d’une fourbure peut être favorisée par une paroi intestinale en mauvaise santé. En effet, la paroi intestinale permet le passage des nutriments dans le sang, mais elle est imperméable aux bactéries et autres micro-organismes qui digèrent les fibres pour le cheval. Cependant, si le pH du gros intestin est modifié, notamment s’il s’acidifie, ce microbiote change de nature et produit des toxines qui endommagent la paroi intestinale. Cela se produit par exemple en cas de stress, ou si le cheval ingère trop de sucres qui ne peuvent pas tous être gérés par l’estomac et l’intestin grêle. La flore intestinale peut aussi être mise à mal suite à l’administration d’antibiotiques.  Et la muqueuse intestinale peut également être endommagée suite à une colique, un excès de gluten, l’ingestion de paille souillée d’urine, ou par une bactérie ou un virus. Dans tous ces cas, la paroi du gros intestin est agressée et peut devenir  poreuse. Elle laisse alors passer des toxines dans le sang, qui conduisent à la détérioration des tissus conjonctifs et notamment des lamelles. Il est donc impératif de veiller à ce que la flore intestinale de votre cheval soit en bonne santé. Pour cela, il faut lui fournir une alimentation adaptée, vous assurer qu’il vive dans un environnement sain et veiller à entretenir ou à restaurer cette flore dès lors qu’elle a pu être mise à mal par une période de stress physique (maladie, antibiotiques) ou psychologique. Ceci en donnant à votre cheval des pré et/ou probiotiques lorsque nécessaire. 

 

Bien évidemment, puisque dans tous les cas une fourbure aboutit à la détérioration des lamelles, la gravité de ses conséquences dépendra non seulement du temps qui aura été mis à agir et de la qualité du traitement, mais aussi de l’état des pieds de votre cheval au moment où elle se sera déclenchée. Plus les lamelles seront soumises à contraintes et plus les conséquences seront graves. Si votre cheval a les pieds longs, une fourchette peu développée et une sole fine, il y a de fortes chances pour que ses troisièmes phalanges plongent dans la boite cornée et viennent déformer la sole, voire la traverser. Dans ce cas, le pronostic ne sera pas très bon. Même si votre cheval s’en remet, il risquera de boiter bien longtemps, voire même pour le restant de ses jours. Au contraire, si ses pieds sont courts, sans tensions sur la paroi, et présentent une fourchette large et développée ainsi qu’une sole épaisse et forte, même si les lamelles se dégradent, votre cheval a de fortes chances pour que ses phalanges gardent leur place naturelle et pour pouvoir développer très vite de nouvelles lamelles bien cohérentes. Un bon parage régulier est donc très important !

 

Cela fait beaucoup d’informations à retenir alors je crois qu’un résumé s’impose. 

 

La meilleure façon de prévenir l’apparition d’une fourbure chez votre cheval repose sur quatre piliers : 

  • lui offrir une vie équilibrée respectant ses besoins physiologiques : vie en groupe dans un espace suffisant ; 
  • lui fournir une alimentation pauvre en sucres et veiller à ce qu’il fasse assez d’exercice afin qu’il reste mince
  • veiller à la bonne santé de sa flore intestinale ;
  • lui permettre de garder des pieds cours et forts grâce à un parage et un exercice réguliers.

 

Si toutes ces conditions ne sont pas réunies et qu’un élément vient déclencher le processus de la fourbure, vous la reconnaîtrez facilement. Votre cheval aura les pieds chauds et de la fièvre ; son pouls sera rapide et fort au niveau des membres ; il semblera boiter des deux antérieurs et tentera de les soulager en reportant son poids vers l’arrière et en prenant une position caractéristique, campé du devant et sous lui du derrière ; il mangera peu et semblera abattu. Si vous observez ces signes, même légers, il vous faudra agir très vite pour le soulager!

 

 

Tout d’abord, restreignez son accès à toute nourriture riche, grain, herbe grasse ou foin coupé trop tôt. Pour cela, cessez de donner du grain si vous le faisiez, mettez lui un panier ou bien passez-le dans un parc peu riche ou bien sans herbe avec du foin pauvre et fibreux. Toutefois, ne le mettez surtout pas en box ni dans un trop petit espace car il doit bouger au maximum. En effet, le mouvement lui permettra de faire circuler le sang dans ses pieds enflammés et d’aider son organisme à drainer les déchets produits par la fourbure. Gardez-lui au moins un compagnon si possible afin qu’il reste actif et ne stresse pas, et si vous le nourrissez au foin, disposez-en plusieurs tas distants les uns des autres pour l’encourager à marcher autant que possible. Veillez à ce qu’il ne manque pas d’eau. 

 

Faites venir une personne qualifiée et compétente pour parer ses pieds s’ils sont longs. Cette personne devra éliminer toute tension sur la paroi et poser si nécessaire des pansements ou des semelles pour éviter une trop grande sensibilité du pied, là encore afin que le cheval marche un maximum. 

 

Donnez-lui des produits naturels anti-inflammatoires et anti-douleurs ainsi qu’un bon drainant. Je vous mets en lien les produits que j’utilise avec de très bons résultats : Kit fourbure (cliquez sur le lien pour commander). 

 

Pensez également que le corps de votre cheval est soumis à rude épreuve lors d’un épisode de fourbure. D’une part parce que son foie, ses reins et ses intestins doivent évacuer énormément de déchets, et d’autre part parce que la douleur de ses pieds le pousse à adopter des postures antalgiques pour essayer de moins souffrir et que toutes ces compensations fatiguent énormément les muscles de son dos, de l’arrière de ses membres ainsi que ses abdominaux. Très vite, c’est tout le corps de votre cheval qui souffre. J’interviens donc très souvent pour relancer les organes fatigués et détendre les muscles afin de soulager les douleurs du cheval. Cela lui permet de mobiliser de nouvelles ressources pour sa guérison et de se sentir mieux dans son corps, et donc dans de meilleures dispositions pour bouger.  

 

Gardez ces mesures en place aussi longtemps que votre cheval ne marche pas de nouveau normalement, et par la suite faites bien attention à respecter les quatre règles permettant de prévenir l’apparition d’une fourbure. Prise à temps et bien gérée, une fourbure peut être bien soignée. Mais si vous perdez du temps et ne mettez pas en place tout ce qui est nécessaire, votre cheval risque de ne pas s’en remettre. Ce n’est pas une affection que l’on puisse prendre à la légère. 

 

 

Cet article ne saurait satisfaire les puristes scientifiques. Cependant, plutôt que d’écrire un texte imbuvable pour es non initiés, j’ai préféré vulgariser et donner des clés pratiques et accessibles à tous pour mieux comprendre la fourbure et pour la gérer. Il existe des tas d’études et de livres intéressants traitant de ses causes plus en détail. N’hésitez pas à creuser la question si elle vous intéresse et dans tous les cas retenez bien que le surpoids est à éviter absolument et faites votre possible pour faire maigrir votre cheval s’il en a besoin! Sa santé en dépend. 

 

Laure Souquet
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equinessentiel(a)gmail.com

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  1. Isabelle CLAIR

    bonjour Laure
    je suis Isabelle de La Ferme De La Tour, Super article ! de toute façon je lis tous tes articles avec attention . pour la première fois j’ai une petite mule avec de la dermite en « plaque » as-tu une idée là-dessus ?

    • Je te réponds directement par un article, je viens de le finir, plus qu’à l’illustrer et il sera publié demain soir je pense!

  2. Gerard

    Tès bon article clair qui résume bien l’essentiel à savoir sur la fourbure et la ce qui est très important la prise en compte des besoins vitaux du cheval.
    Trop souvent les proprios font passer l’affectif par la nourriture tout faux!
    Les chevaux ne sont pas des POULES alors pouquoi donner du grain? Ce sont des HERBIVORES.
    Il faut s’interdir de donner des granulés industriels bourrés de glucose et autes floconnés c’est du MacDo pour chevaux.
    Du FOIN DU FOIN DU FOIN et du paturage à VOLONTE +des oligoelements sous forme d’ algues en poudre pour complementer + un bonne relation ethologique avec votre cheval
    et vous pourrer dire, la fourbure c’ est QUOI ce truc?

    • Il est vrai que notre société on pense souvent qu’aimer c’est nourrir beaucoup. Pour moi, c’est plutôt nourrir bien, c’est à dire en respectant les besoins de celui qu’on nourrit !

    • Pao

      En effet Gerard ! 😉
      Je voudrais rajouter qu’il faut en plus que le foin ( de préférence de prairies naturelles) soit mis à disposition à volonté pour éviter les acidité et lésions gastriques, dont les douleurs provoquent elles aussi un stress important au cheval, en plus de la sensation de faim. En donnant du bon foin à dispo et en éliminant les céréales et produits industriels trop riches et sucrés, on éliminé le problème de gestion de l’insuline. 😉

      • Disons en tous les cas qu’on contribue à les diminuer. Si c’était aussi simple, il n’y aurait plus de diabètes chez les hommes non plus! 😉
        Notons également qu’un bon foin n’est pas un foin riche et ver mais un soin coupé tard, bien sec et bien fibreux mais peu riche en sucres. Il est important de le préciser car je pense que nous sommes nombreux à ne pas l’entendre ainsi! Et en plus d’être à volonté, ce foin doit être disposé en plusieurs endroits pour encourager les déplacements, et si nécessaire en filets à foin de bonne qualité pour réduire la vitesse de son ingestion.

  3. corinne

    Bonjour,

    Article hyper intéressant et accessible comme toujours 🙂
    Je suis comme vous convaincue qu’un accès à une herbe haute est préférable pour les chevaux, pour les raisons évoquées dans votre article afin de prévenir tout épisode de fourbure mais aussi tout simplement parce qu’elle correspond à son mode de vie ancestral.

    Mais le problème de l’herbe haute ce sont les tiques… De plus en plus nombreux et dangereux…

    • Certes, mais des tiques on en trouve quelle que soit la hauteur de l’herbe. Et il serait dommage de priver les chevaux d’une nourriture vivante à cause d’eux. Un cheval bien dans sa tête et dans son corps a un bon système immunitaire et sait résister aux maladies qu’ils portent. Sinon, c’est que la maladie en question est la façon dont il a choisi (inconsciemment) d’exprimer son mal être. S’il n’y avait pas eu de tiques, il aurait développé autre chose.
      On ne peut pas protéger nos chevaux de tout!

  4. christelle

    bien j’ai bien compris les raisons de la fourbure de ma jument merens de 9 ans, mais je me pose une question. Es ce que un vermifuge peut provoqué ou agravé l’état de la jument au point qu’elle déclare une fourdure.C’est la deuxième fois qu »elle fait une fourbure et plus grave cette année, elle est dans un près de marais qui est devrait pauvre en sucre mais cette année du treffle est apparu et l’année dernière de fortes pluies.

    • Un vermifuge, si vers il y a, provoque leur destruction massive, et donc l’apparition d’une grande quantité de déchets à évacuer. Si des toxines passent la barrière d’un intestin poreux, cela peut être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Quand aux terrains marécageux, ils peuvent parfaitement être riches, comme le prouve la pousse du trèfle, plante nourrissante s’il en est. Si votre terrain comporte du trèfle, il vaudrait mieux éviter d’y mettre votre jument fourbue!

      • florence

        Bonjour,

        N ayant qu un seul près dans lequel se trouve du trèfle, qu elles sont les solutions pour faire qu il n y pousse plus ? Par ailleurs j evite maintenant de les mettre dans ce prés lorsque l herbe est trop haute car mes 2 juments la piétinent et ne la mange plus une fois par terre….

        • Il est inévitable que vos juments couchent l’herbe lorsqu’elle est haute. Cependant, si tout y est piétiné d’un coup c’est que le pré est bien trop petit. Sinon, si vous les y laissez quelques jours elles la mangeront même à terre et cela leur prendra davantage de temps que si elle était courte. Double bénéfice.
          Pour ce qui est d’empêcher le trèfle de pousser, la seule solution serait de modifier la nature du sol de ce pré. Et c’est au-delà de mes compétences.

  5. florence

    Bonjour, très intéressant article. Lorsque vous mentionnez de veiller a sa flore intestinale, pourriez vous détailler et donner des recommandations soit de produits ou d aliments à privilégier ? Merci par avance

  6. VINCENT Yvonne

    Merci pour cet article vraiment très intéressant ! Tout comme les autres d’ailleurs

  7. Elise

    Bonjour, très bon article ! Je me pose la question de la qualité du foin. Comment doit-on choisir le foin pour nos chevaux ? Faire analyser chaque botte est un peu cher ^^’

    • Bonjour,

      Le choix du foin est une question d’expérience! Faites vous aider d’une personne qui en a l’habitude, elle vous apprendra à reconnaître l’odeur, l’aspect et la couleur d’un bon foin. Il est intéressant de se rapprocher d’un fournisseur connaissant les chevaux, car beaucoup de paysans pensent bien faire en vous fournissant un foin très vert et très riche comme ils l’aiment pour leurs vaches. Bien sûr, l’idéal est un foin coupé tard sur une parcelle non traitée, bio, et offrant une belle biodiversité.

  8. BREMENT

    Merci pour tous ces conseils très clairs, précis et utiles. À partager sans modération…

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