Lien fusionnel

par Équinessentiel dans Relation | 18 commentaires

Qui n’a jamais rêvé de développer avec un animal un lien fort, indéfectible et extraordinaire? Cet idéal fait rêver, et lorsque nous accueillons un nouvel animal dans notre famille, c’est avec tout cet univers que nous allons à lui. Mais savez-vous vraiment ce que cela implique?

 

Il existe différents types de liens entre un animal et un humain. L’un d’eux est le lien fusionnel. Le lien fusionnel est un lien fort entre deux individus qui partagent totalement leurs bulles et leurs énergies, au point que tout ce qui arrive à l’un affecte l’autre même physiquement. C’est un peu comme si les deux ne faisaient qu’un. Vous avez ce type de lien avec votre animal s’il se sent mal ou est malade chaque fois que vous êtes affecté(e) par quelque chose. Vous stressez pour un examen et votre cheval fait une colique? Vous êtes triste après une séparation et votre chien détruit le canapé? Vous êtes déprimé et prenez du poids et votre animal fait comme vous? Inversement, vous savez de suite si votre animal se sent mal, sans même le voir? Si vous pouvez trouver des exemples similaires montrant que votre animal réagit physiquement à vos émotions, et si vous même êtes sensible à tout ce qui lui arrive, alors vous partagez certainement avec lui un lien fusionnel.

 

Bien sûr, ce sont là des exemples simples et flagrants. Mais le lien fusionnel va bien plus loin. Un animal en lien fusionnel avec son humain ne peut pas profiter correctement de sa propre énergie. C’est à dire que son corps ne va pas servir de support uniquement à ses propres sentiments et émotions mais aussi à ceux de son maître.

 

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tous ces animaux dont on s’occupe à peine n’ont presque jamais de problèmes de santé alors que les vôtres dont vous prenez grand soin sont toujours malades ou blessés?  Par exemple, pourquoi n’arrive-t-il jamais rien à ces chevaux qui vivent en groupe dans de grands prés et que l’on ne vient voir qu’une fois par mois alors que le vôtre ou celui de votre ami(e) qui vit dans les mêmes conditions mais que vous ou lui/elle allez voir chaque jour attrape la piroplasmose, se fait une entorse, se blesse sur le toit de l’abri, fait un abcès, a une colique etc régulièrement? Les conditions de vie sont les même et quelle est la seule chose qui change? La proximité de l’humain.

 

Si votre cheval, votre chat ou votre chien est en lien fusionnel avec vous il partagera vos problèmes, vos angoisses et vos incohérences, que vous le vouliez ou non. Et il les exprimera comme vous, par des maladies et des blessures. Ses maux seront les mots de votre âme et de votre cœur, et non plus seulement des siens.

 

La seule solution pour couper court à cette situation nocive pour vous deux est que vous, qui êtes son gardien et donc responsable de lui, décidiez en pleine conscience de changer la nature de votre lien. Votre relation en sera-t-elle moins forte? Non, loin de là! L’amour que vous vous portez mutuellement ne changera en rien. Il sera simplement plus sain et plus constructif encore. Chaque être, pour s’épanouir pleinement, doit être en mesure d’exprimer son individualité et de suivre sa propre évolution. Offrez cette possibilité à votre animal et vous y gagnerez tous les deux.

 

Comment faire pour sortir de cette fusion? Souvenez-vous, votre regard sur les êtres et votre intention à leur égard ont une influence immédiate sur eux. Le simple fait de regarder enfin votre animal pour ce qu’il est, c’est à dire un individu à part entière et non une extension de vous, suffit à vous sortir de cet état de fusion. Bien sûr, ce regard bienveillant et qui lui laisse la place de vivre pour lui doit être constant. Cela vous demandera au début un travail conscient, mais vous verrez de suite le mieux être de votre compagnon!

 

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Rassurez-vous, je sais combien il est facile de tomber dans le piège de la fusion. Étant moi même très proche de mes animaux, je m’y suis bien souvent laissée avoir. Mais j’ai aussi pu constater la guérison spontanée de leurs maux liés à moi lorsque j’ai su les conscientiser et travailler à rétablir entre nous une relation plus saine. Et je peux vous assurer qu’une fois coupé ce lien toxique, le nouveau lien qui l’a remplacé n’en a été que plus fort!

 

Alors si vous aimez votre animal, je vous invite à prendre le temps de réfléchir à la nature du lien qui vous unit. Demandez-vous comment vous considérez votre animal, quelle place vous lui laissez pour exprimer ce qu’il est. Et regardez-le chaque jour comme une personne nouvelle que vous viendriez de rencontrer, en vous laissant la chance de le découvrir différent de l’image que vous aviez de lui, différent de vous. Regardez-le évoluer sans vous, avec ses compagnons humains et animaux, et soyez heureux(se) de le voir s’épanouir, de remarquer sa sagesse, sa grandeur d’âme, son sérieux, sa force ou sa fragilité. Toutes ces choses que l’on ne peut voir chez l’autre si on est trop proche de lui.

Croyez-moi, vous serez surpris ce que vous découvrirez!

 

Comme toujours, je vous invite à partager votre expérience ou vos réactions dans un commentaire.

 

Laure Souquet
laure.souquet@wanadoo.fr
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  1. Bonjour,
    Je viens de lire l’article et du coup je me pose quelques questions.
    Je ne sais pas si notre relation (avec mon cheval) est fusionelle ou non. Je me retrouve dans certaines des déscriptions que vous faites. Mais pas forcement dans toutes…
    Etant donné que je me questionne très souvent sur son bien être et son épanouissement, qui sont pour moi ma priorité, je n’aurais pas été contre quelques précisions. Voir si ça ne vous dérange pas si vous pouviez me dire (peut être en privé) si notre relation est fusionelle ou non (je vous la decrirais) et si oui comment je peux arranger ça…
    Je n’avais encore jamais vu les « problémes » que ça pouvait engendrer et je veux donc bien un peu d’aide^^
    Merci d’avance et je file du coup regarder le reste de votre blog que je viens de découvrir.
    Lydie (et Guapo son adorable cheval)

  2. Renard

    Quand j’ai vu votre article sur FB j’ai dans un premier temps détourner le regard. Comme pour ne pas être confronté à vos mots dans la crainte de m’y retrouver.
    Mais voilà, courage, je m’aventure dans cet article concernant ce lien fusionnel qui unit l’homme et son (ses) animal(aux)

    Propriétaire depuis 5 ans d’un grand cheval. Ce lien fusionnel est mon quotidien. A tel point que mon cheval rejette ses congénères lorsque je suis dans son champs de vision. Je suis « coupable » dans cette situation. Je l’ai toujours beaucoup stimule. Je l’ai trimballé partout. J’ai toujours voulu qu’il soit présent dans mon quotidien. Jusqu’à ce qu’il en oublie son propre etat. Celui de cheval.
    A hennir des qu’il me voit. A l’inverse a le siffler dès que je le vois. Nous voilà bien engluer dans ce cercle vicieux du lien fusionnel. Mais en même temps, soyons honnête (moi surtout). Malgré le fait que je sache que c’est néfaste pour lui. Pour moi. Je ne peux me résoudre à couper ce lien. La crainte de la perte. De le voir s’émanciper. Le voir « capable de vivre sans moi » quelle douleur ….
    J’y travaille, je prends sur moi. Mais ce n’est pas simple. Uranus me sollicite aussi énormément. Le principe du « 1 pas en avant. 2 en arrière »

    Ca viendra. J’arriverais a dépasser cet etat et a nous laisser vivre heureux chacun tout en ayant un réel plaisir à etre ensemble. Ca viendra …

    Pour la petite histoire. Ayant repris mes études. Je suis donc moins présente. Sa santé n’a jamais été aussi mauvaise ainsi que la mienne. Hiver éprouvant pour l’un comme pour l’autre.

    Ca viendra…

    • Je vous remercie pour ce témoignage qui illustre parfaitement le sujet de cet article! Vous avez déjà fait le premier pas : admettre l’existence de ce lien fusionnel et de son caractère néfaste pour votre cheval et vous. Et cela demande déjà du courage! Maintenant, il s’agit de vous faire mutuellement confiance dans votre capacité à vivre l’un aux côtés de l’autre et non plus l’un en l’autre et l’un pour l’autre. Soyez tranquille, renoncer à la fusion ne veut pas dire renoncer au lien, loin de là! Dans la fusion, on ne peut rien construire. En y renonçant, vous enrichirez votre relation de toutes vos différences! Et vous profiterez du bonheur de voir votre cheval s’épanouir en retrouvant son essence.
      je vous souhaite de trouver en vous la sérénité nécessaire pour faire évoluer votre relation!

  3. Pingback: Qu’est-ce que la maladie? | Équinessentiel

  4. Lana

    Bonjour, je fais malheureusement le constat de la toxicite du lien fusionnel avec mon cheval… Et je cherche a en sortir par tous les moyens, sachant qu’il s’est fait une entorse  » qui ne lui appartenait pas » mais que desormais il doit se concentrer sur sa guerison, et moi cesser de vivre la situation comme si cela m’etait arrive a moi… Comment dans ce moment etre certaine de ce qu’il faut lui donner et de ce qu’il faut garder? Je me dis qu’il a mal qu’il est immobilise au box, qu’il ne comprend pas ce qui arrive et qu’il a besoin de moi. Mais mes amis me disent, il a besoin d’etre seul pour se concentrer sur lui et sur sa guerison. Laisse le tranquille et pars changer d’air pour recharcher tes energies… J’ai le sentiment que c’est lui qui a eu ce besoin d’etre fusionnel avec moi, mais peut etre je me trompe. Arrive t il que cela soit a l’initiative du cheval? Merci de vos reponses et commentaires. Tristesse et culpabilite… on parle de 6 mois a l’arret…

    • Bonjour,

      Je comprends votre désarroi! Il est facile de se glisser dans ce type de lien, mais bien plus difficile d’en sortir.

      Je ne pense pas que la question de qui a eu besoin de ce lien soit vraiment intéressante. En effet, on ne peut pas fusionner tout seul, donc il y a forcément deux parties volontaires. Par contre, la décision de rééquilibrer votre relation ne peut venir que de vous.

      Selon moi, votre cheval n’a besoin ni d’être seul ni que vous soyez là pou lui expliquer quoi que ce soit. Je pense qu’il a bien compris qu’il est blessé, qu’il se fiche de savoir si cette blessure était un message pour vous ou non. Ce qui compte, c’est qu’il vive le mieux possible cette immobilisation.

      Que vous veniez ou pas, c’est une question de capacité : le cheval vit dans l’instant, et dans la joie. Pour son bien, il faut que vous puissiez faire pareil! Arrêtez de vous en vouloir, il ne comprendra même pas pourquoi vous êtes dans cet état. Le passé est passé, il n’importe plus. Revenez à une relation plus équilibrée, regardez le comme un être dissocié de vous, avec sa personnalité, son individualité et sa propre vie. Et profitez de chaque moment passé avec lui dans la joie et la bonne humeur! Une entorse ce n’est pas très grave : long à guérir, certes, mais il ne risque pas d’en mourir ni d’en garder de grosses séquelles. Alors ne soyez pas triste pour lui et trouvez lui des occupations : foin à volonté dans un filet à petites mailles, jouets, copain à côté qu’il puisse toucher, vue sur l’extérieur pour avoir des choses à regarder…

      Et si vous avez besoin de respirer avant, allez-y!

      Donc pas de culpabilité, pas de remords, juste du plaisir!! 🙂

  5. Gela

    Cet article me touche beaucoup et fait tout à fait écho avec la relation que j’ai avec mon cheval.

    Cheval castré tard (8 ans, quelle conn****…), surement maltraité, je l’ai d’abord pris en DP avec mon club pour finalement le racheter.
    J’avais vraiment l’impression qu’il avait fait le lien avec l’amélioration de ses conditions de vie et moi-même. Je devenais dépendante de cette reconnaissance comme si j’étais sa « sauveuse » mais je pense qu’à ses yeux je l’étais.

    La relation fusionnelle a pris une telle ampleur que lorsque je n’ai plus pu le monter (un accident qui m’a invalidé durant 1 mois), son moral est descendu en flèche, tout comme le mien, il a enchainé colique, bronchite, boiterie …

    J’ai décidé de nous rendre notre indépendance, cela fait maintenant 1mois et demi qu’il se trouve en troupeau au pré à l’état quasi sauvage (sous surveillance bien sur).
    Je vais le chercher demain, je lui ai trouvé une nouvelle écurie, au pré toujours, mais avec des installations pour travailler ^^.

    J’ai l’impression qu’on a de nouveau une page blanche qu’il faut réécrire comme si on se redécouvrait. Ça fait mal au cœur de voir que le lien s’est atténué, il me rejette même au pré, mais comme tu dis je suis sure que ce que nous allons commencer à construire sera bien plus sain et respectueux.

    En tout cas merci pour ces articles super intéressants 😀

    • Cela fait toujours drôle de passer d’une relation avec un cheval au box qui n’a que nous à une relation avec un cheval au pré qui fait partie d’un troupeau. Nous n’avons tout de suite plus la même importance!
      C’est une très bonne chose qu’il ait sa propre vie. A présent, il vous reste à ré-apprendre à vous connaître, en n’ayant plus besoin l’un de l’autre. C’est comme cela que l’on peut aimer vraiment, avec les humains comme avec les animaux! 🙂

  6. Manaelle

    Wahou… Merci pour cet article qui me touche droit au coeur, de quoi réfléchir…

  7. Laura

    Bonsoir,
    un article destabilisant qui me touche également de près.
    Je suis propriétaire d’une ponette depuis 4 ans bientôt. Ça a été un coup de foudre. Nous avons fondé une relation fusionnelle un peu malgré nous. Et j’en ai pris conscience le jour ou nous avons eu notre accident. Mona ( de son petit nom) a littéralement explosé le toit du van. Un chagrment de maison de plus pour elle, un déchirement pour moi ne plus la regarder en face sans y repenser. Nous avons eu la peur de notre vie…
    Une ostéopathe est donc venu la voir, elle travail en énergétique et a donc posé les main sur ma petite ponette pour l’aider a surmonter cet événement. Puis elle a vite posé les main sur moi pour me dire que le problème venait de mes propres peurs… J’ai mis du temps a y croire jusqu’au jour ou lors du passage véto pour les vaccins de Mona celle -ci devient hystérique, alors qu’au part avant ce n’était pas un problème. L’osteopathe est donc repassé et a non pas traité la jument… mais moi…
    Plusieurs événements aussi dramatiques (ressenti comme infranchissable) et éprouvants nous sont arrivés par la suite et tous etaient véhiculé par moi même.
    Aujourd’hui je ne demande qu’à sortir de cet engrenage, j’ai la terrible impression de passer mon temps à surmonter mes angoissse pour prendre plaisir (et croyez moi je suis une battante et je n’ai jamais rien lâché). Je suis suivie par cette ostéopathe et nous avons des résultats mais ça ne suffit pas. J’avoue que je suis faibrile en redigent ce commentaire tellement je prend encore conscience de cet fusion. Encore merci pour l’article enrichissant.

    • Bonsoir,

      Votre témoignage est très touchant. Cette situation doit être très difficile pour vous deux.
      Je pense que la solution consiste à trouver la raison, probablement inconsciente, à l’origine de ces peurs. En vous en débarrassant, vous retrouverez une relation sereine et plaisante avec votre ponette. Si vous le souhaitez, je peux peut être vous aider à identifier cette raison. N’hésitez pas à m’envoyer un email.

  8. Marie Viretto

    Bonsoir, je viens de lire votre article, et je m’y suis reconnue à 200%… j’avais une jument… nous étions fusionnelles à un point… nous nous sommes rencontrées à une époque où ni l’une ni l’autre n’étions bien, j’avais l’impression que l’on s’était sauvé la vie mutuellement, et c’était vrai… Havane est devenue ma raison de vivre, et j’étais devenue la sienne… elle a eu des tas et des tas de problèmes de santé, et je me rendais compte qu’elle était tellement éponge qu’elle prenait tout mon mal être…. quand elle a fait une fourbure, j’ai perdu du poids en même temps qu’elle… elle vivait au pré, mais elle m’attendait tous les jours, c’était un état de dépendance assez fou…. je l’aimais plus que moi même, mais je l’aimais sans doute mal… elle ne supportait pas qu’un autre cheval vienne vers moi, même parfois certains humains…. ma belle Havane…. Havane qui m’a quittée il y a deux ans ; j’ai cru mourir littéralement… je n’avais plus goût à rien. C’était comme si on m’avait arraché le coeur, les tripes, comme si ma vie s’en était allée avec elle…. ça peut paraître étrange ce que je vais dire, mais même partie, elle était encore là… parce que je n’arrivais pas à la laisser partir, au delà de la mort, le lien était encore là… je n’avais qu’une envie, c’était de la rejoindre.. et puis, une nuit, pour la première fois, elle était là, dans mon rêve. Sans être vraiment elle. Au réveil, je me suis dit que je ne pouvais rester sans cheval… et j’ai regardé les annonces sur internet. Je suis tombée sur sa copie conforme. Comme si elle m’avait guidée vers autre chose… Sina est avec moi depuis ce jour, mais je me suis jurée que plus jamais je ne revivrai cet état de dépendance. C’est trop douloureux, pour l’un comme pour l’autre. Sina a sa place de cheval, elle vit au pré, je ne vais pas la voir tous les jours pour ne pas qu’elle m’attende. Nous avons un lien très fort, et très léger en même temps. Nous passons de vrais moments de complicité, elle est heureuse de me voir, comme moi, mais une fois notre moment à nous terminé, elle retrouve sa vraie vie de cheval…. c’est difficile à mettre en place, mais tellement plus épanouissant pour l’une et l’autre…. Merci encore pour ce bel article. Marie.

    • Bonjour,

      Merci pour ce partage, c’est très intéressant. Il est vrai qu’il est parfois difficile de trouver la bonne mesure dans nos relations aux animaux. C’est extra que vous ayez réussi à ne pas retomber dans une relation fusionnelle avec votre deuxième jument! Je vous souhaite de partager avec elle de longues années de bonheur à deux!

  9. Elo

    Bonsoir,

    Votre article est très intéressant !

    Etant très proche de mon cheval, je ne saurais dire si nous avons une relation fusionnelle, mais je pense que oui.

    C’est un trotteur qui a été entraîné pour les courses uniquement. Lorsque son ancienne propriétaire l’a acheté (je n’aime pas ce terme mais voila…), personne ne pouvait l’approcher. 3 ans plus tard, j’ai l’énorme chance de pouvoir le monter et le prendre en demi-pension. Il m’a fallu 9 mois pour qu’il vienne vers moi, sans devoir nourrir les 6 chevaux pour avoir la chance de passer la corde sur son encolure. Pourtant nous ne faisions que de la balade et il avait beaucoup de plaisir.

    Depuis ce jour, notre relation a changé. 2 ans et demi après, la propriétaire décide de le vendre et j’ai l’immense chance de pouvoir l’acquérir.

    Notre relation a encore changé depuis qu’il m’a rejoint. Il vient vers moi très facilement. Je lui fais entièrement confiance et c’est réciproque. Néanmoins, il a des soucis de santé… il commence par se bloquer l’arrière main toute les 2 semaines, donc l’ostéopathe venait tous les mois pendant les 5 premiers mois jusqu’à ce qu’on change de parage. Depuis, il se bloque moins le bassin, mais cela reste sa faiblesse. Depuis le début de l’année c’est la 3ème fois que j’appelle l’ostéopathe car il se coince l’arrière main et l’avant main par compensation… Je me demande si je n’y suis pas pour quelque chose.
    Une peur me poursuit, celle de le perdre. Cela pourrait engendrer autant de souffrance à mon ami à 4 pattes?

    Comment pourrais-je couper ce lien ? Comme vous le dites dans l’article, j’ai peur que notre relation ne soit plus comme avant, que nous soyons moins proches…

    Je vous remercie pour votre réponse

    Belle soirée

    • Bonjour,

      Ne vous culpabilisez pas pour son bassin bloqué! Même s’il ressent votre peur, cela ne peut pas provoquer de tels problèmes. Simplement, il est possible que ça se cumule à cette faiblesse. Déjà, commencez peut être par essayer avec un autre ostéopathe, et trouvez une personne compétente qui pourra vous indiquer si votre selle ou votre façon de le monter peuvent influencer sa posture et sa locomotion d’une telle façon qu’il puisse se bloquer le bassin. Et cherchez une personne qui saura travailler efficacement sur l’émotionnel. Peut être a-t-il une mémoire inscrite dans ses tissus et qui empêche leur relâchement et donc la libération du bassin.

      Ensuite, écoutez-vous, cherchez l’origine de la peur que vous avez de le perdre, et travaillez dessus avec l’aide d’un étiothérapeute ou d’un hypnothérapeute par exemple. Ceci fait, vous vous sentirez rassurée et pourrez retourner vers lui libérée de cette peur et prête à le regarder pour ce qu’il est : un être différent de vous qu’il vous est possible d’aimer sans le considérer comme une extension de vous, et qui pourra alors vous faire grandir et vous enrichir par sa différence!

      • Elo

        Merci pour votre réponse !
        Je me demandais si vou viendrez en Suisse pour une séance d’ostéopathie pour mon cheval ?

        Merci d’avance 🙂

        • Oui, bien sûr! J’y vais justement le weekend du 17 septembre. Envoyez-moi un email ou un sms pour prendre rendez-vous!

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