Le lien se consolide

par Équinessentiel dans Phoebus | Pas de commentaire

Je ne vous ai pas donné de nouvelles de Phoebus et moi depuis quelques temps. Deux raisons à cela : le mauvais temps, et les nombreux déplacements que j’effectue. Et cela continue, la pluie comme les déplacements! Ceci dit, il y a une vingtaine de jours j’ai pu prendre un peu de temps avec Phoebus et notre communication a commencé à s’affiner.

 

Depuis le début, j’ai décidé de le travailler autant que possible en liberté dans son troupeau. Je ne lui ai donc fait aucune séance en licol.

 

Après ma dernière grosse tournée (Orléans, Angers et Bretagne), je craignais que Phoebus n’ait oublié les bases que nous avions commencé à poser. Mais je l’ai retrouvé toujours aussi affectueux, doux et gentil qu’à son habitude et tout disposé à continuer nos dialogues!

 

Les premiers jours où j’ai pu reprendre le travail, je me suis contentée de l’appeler, puis de l’emmener faire un tour à mes côté avant de le reconduire à son foin. Un tour où il était attentif, et c’est tout. Je le laissais tranquille jusqu’au lendemain. Au bout de deux jours, il avait cessé de marcher loin de moi et se tenait vraiment à mon épaule. Il avait également acquis l’arrêt à l’épaule, sans décaler les hanches pour se placer face à moi comme il le faisait au début.

 

J’ai alors pu lui demander un peu plus. J’ai demandé les premiers changements de main! Au pas à son épaule, je pars doucement en aspiration, c’est à dire que je recule et lui demande de venir vers moi. Alors, une fois qu’il est face à moi, je tourne simplement mes épaules dans la direction où je veux repartir, et il se décale pour se mettre à mon épaule mais de l’autre côté. Avez-vous suivi? Au départ il est  à mon épaule droite, je recule, et je l’invite à se placer à mon épaule gauche. Nous marchons dans la direction opposée à celle du départ. Il a compris cet exercice du premier coup, juste au mouvement des épaules, sans nécessité d’utiliser le stick!

 

Si vous avez bien tout suivi jusqu’ici, vous devez avoir noté qu’à la fin de cet exercice je me suis finalement retrouvée à la droite de Phoebus. Et oui, du côté le plus difficile pour la plupart des chevaux. Cela s’est fait si naturellement qu’il n’a même pas songé à se décaler. C’est une preuve que sa confiance en moi s’est renforcée!

 

Nous avons donc fait un joli pas en avant! Bon, il reste du travail car il ne me suit pas sur le cercle à main droite.

 

Oui, j’oubliais, encore un exercice que mon bel ami a compris tout seul à la première demande en liberté. Un de ces derniers jours, j’étais en train d’arpenter le parc avec lui, et je lui ai demandé de faire un cercle autour de moi. Il l’a fait tout naturellement, d’un pas tranquille, et nous sommes repartis tranquillement en ligne droite comme si de rien n’était.

 

Pourquoi tout cela se fait-il si naturellement? Phoebus est-il plus doué que les autres chevaux? En réalité, c’est simplement parce que le langage du corps est tout naturel pour les chevaux. Si peu d’entre eux réagissent du premier coup lorsque nous leur demandons quelque chose, cela s’explique pour deux raisons. La première, c’est que souvent la personne qui le demande ne sait pas vraiment elle même ce qu’elle veut obtenir et fait donc une demande peu claire, en utilisant mal son corps. La deuxième, c’est que ces chevaux ont souvent cessé de prêter attention au langage corporel des humains à force de constater qu’il n’avait pas de sens. En effet, nous faisons énormément de gestes parasites et souvent inconscients, et nous sommes si peu attentifs à notre position dans l’espace et à notre gestuelle que nous utilisons notre corps de façon très inconstante dans nos rapports avec les chevaux. C’est pourquoi ils cessent de nous écouter. Phoebus, lui, a trop peu échangé avec trop peu d’humains pour être déjà parvenu à la conclusion qu’il vaut mieux ne pas nous écouter. Par conséquent, si je sais où je veux aller et que mon invitation est correcte et polie énergétiquement et corporellement parlant, il me suit. Tout simplement. C’est pour cela que notre communication est aussi naturelle. Je ne me pose pas de questions et lui non plus. Nous faisons l’un comme l’autre ce que nous ressentons.

 

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Pour bien communiquer avec un cheval, la première chose à faire est donc d’apprendre à mieux connaitre votre corps et à dérouler chaque geste en conscience. Alors, pleinement éveillé et présent dans votre corps, vous découvrirez une nouvelle manière de communiquer avec votre cheval et tous les autres, tellement plus claire pour eux! 

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