Besoin d’abri?

par Équinessentiel dans Conditions de vie | 23 commentaires

Un jour où je discutais avec quelqu’un de mon choix de faire vivre mes chevaux dehors, il m’a été rétorqué que c’était là un choix de paresseux pour s’éviter d’avoir à curer des boxes et qu’offrir à son cheval un abri confortable où passer la nuit était la moindre des choses étant donné qu’on l’utilisait pour le monter. Et vous qu’en pensez-vous?

 

C’était là un jugement qui reflétait le besoin de la personne de justifier ses propres choix, bien entendu. Et je l’ai pris comme tel. Cependant, ce « combat » box/pré et les problèmes d’abris dans les parcs sont très récurrents. J’ai donc décidé de vous donner ma propre vision de la chose.

 

Je vais commencer par une petite comparaison. L’humain, peu rapide à la course et ayant peu d’endurance mais plutôt à même de se défendre, trouva son confort et sa sécurité d’abord dans des tanières, à la manière des loups ou des ours. Il a suffisamment confiance en lui pour y dormir à points fermés et se sait à même de se défendre en cas de tentative d’intrusion. Plus tard il construisit donc des maisons avec 4 murs et un toit pour le protéger de l’extérieur. Plus son environnement est fermé plus il se sent en sécurité. Alors il clos ses jardins, dresse des clôtures, dessine des frontières, érige des murs etc (ah oui, c’est aussi un problème de partage des richesses!lol!). Au contraire, le cheval est un bon coureur mais un mauvais combattant. Mieux il voit son environnement, plus il dispose d’espace pour fuir et plus il se sent en sécurité. Acculé, pris au piège dans des espaces étroits, il panique car il sait que la fuite salutaire lui sera impossible. Il est claustrophobe!

 

Cet éclairage nous rend évident le fait suivant. Une personne qui aime son cheval souhaite son bonheur. Pour elle, le bonheur est de retrouver chaque soir le confort de son appartement ou de sa maison bien close. Elle en déduit que pour son cheval le bonheur est de retrouver chaque soir le confort de son box bien paillé et bien clos. Aille, mais le cheval est claustrophobe! L’intention était bonne, mais le résultat l’est moins. Pour le cheval, le bonheur est de vivre à chaque instant dans un lieu bien ouvert où il a une vue la plus large possible sur son environnement et d’où il peut fuir à tout instant. Il lui faut donc un parc le plus grand possible, et surtout pas de murs pour l’enfermer et restreindre son champ de vision!

 

Lorsque le cheval a peur d’une chose qu’il voit, sent ou entend, sa première réaction est la fuite. Il doit pouvoir mettre une distance minimum de 200m entre lui et l’objet de sa peur pour que son stress retombe. S’il en est empêché, l’impossibilité de fuir le met dans une situation où il craint de mourir et déclenche une forte montée de stress. Imaginez ce qu’il ressent dans un box de 12m2!

 

On me rétorquera que les chevaux habitués au box s’impatientent devant l’entrée du parc quand vient l’heure de rentrer. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, ce sont souvent des chevaux qui sortent seuls dans de petits parcs vite surpâturés. Pas d’amis et rien à manger, donc aucune raison de rester! Ensuite, en rentrant au box, ils trouvent enfin du foin et surtout une ration de grains. Sucres et produits appétents ont tôt fait de créer une dépendance! Enfin, un animal qui n’a connu que ce mode de vie y est conditionné. Croyez-vous qu’il y soit pour autant heureux? Cela signifierait qu’il ne serait plus tout à fait cheval et aurait perdu tous ses instincts. Serait-ce une bonne chose si c’était le cas?

 

Un cheval n’est pas fait pour vivre au box. Il est fait pour vivre dehors avec un groupe de congénères. Nombre d’entre vous qui me lisez en êtes convaincus. Alors, ne pourriez-vous envisagez une seconde qu’un cheval puisse vivre dehors sans abri en toute saison?

 

Honnêtement, la grande majorité des chevaux disposant d’un abri y vont très rarement voir pas du tout, si ce n’est en été pour se protéger des insectes et de la chaleur. Si les vôtres en ont un dans leur parc, vous avez bien dû le remarquer, n’est-ce pas? Ni en cas de pluie, ni en cas de vent ou de tempête. Ils sont bien trop malins et savent très bien qu’en cas de mauvais temps ils sont plus à l’abri au milieu d’un espace vide où aucun arbre ne risque de leur tomber dessus, foudroyé, déraciné ou brisé. A moins bien évidemment que la nourriture ne soit dans l’abri. Dans ce cas, c’est celle-ci qui attire les chevaux, et non les murs et le toit. De même pour la litière de paille, confortable pour se coucher. Une fois encore, c’est notre point de vue d’humains qui nous fait paraître l’abri si désirable. C’est au moins pratique pour les soins, je le reconnais. Et pour accueillir les professionnels qui viennent soigner vos chevaux! Mais à l’origine, les chevaux sont des animaux des steppes. Avez-vous déjà vu des abris, même naturels, dans les steppes? Je gage qu’ils ne doivent pas être bien nombreux. Comme la nature fait bien les choses, elle a donc doté les chevaux d’un autre moyen très efficace de se protéger. Leur poil! Et oui, ça n’est pas là que pour leur donner de belles couleurs! Le poil participe activement à la thermorégulation du cheval, et dans les deux sens. En hiver, il fournit une bonne isolation contre le froid, grâce à une plus grande longueur et épaisseur et par sa capacité à la pilo-érection. On le voit bien en cas de neige : la neige se pose sur le poil mais n’y fond pas : c’est la preuve que la chaleur du cheval reste à l’intérieur. Lorsqu’il pleut, il permet le ruissellement de l’eau qui ne touche ainsi pas la peau. A l’inverse, en été le poil protège le cheval de la chaleur en reflétant les rayons du soleil grâce au sébum qui l’enduit. Et comme chez nous, d’autres choses participent à la thermorégulation, comme notamment la transpiration qui évacue la chaleur et la graisse qui isole du froid. Le cheval est donc très bien équipé pour supporter les rigueurs de toutes les saisons. Et d’ailleurs, leur cycle participe à son équilibre et au maintient de sa santé. La seule chose qui pose un vrai problème au cheval, ce sont les insectes. Et c’est le plus souvent pour se protéger d’eux qu’il cherche à s’abriter l’été. Cela nous ouvre à une autre question : pourquoi les chevaux sont-ils entourés de nuées de mouches, et pas les animaux sauvages tels que les biches ? Mais ce sera le sujet d’une prochaine réflexion. 

 

Abris-chevaux-cheval-pré-parc-dehors-hiver-conditions-ostéopathie-éauine-canine-magnétisme-thérapie-holistique-ain-haute-savoie-bretagne-alsace-picardie-belgique

 

L’abri dans le parc n’est donc pas une nécessité, même s’il peut offrir un peu de confort à certains chevaux. D’ailleurs, il peut même représenter un danger. Un abri est notamment un endroit où un cheval peut se faire bloquer et agresser très gravement par un ou plusieurs autre(s). Il peut résulter de ce genre « d’accident » des blessures très graves voire même la mort. Alors surtout évitez les abris à deux ou trois murs! Si vous en mettez un, faites seulement un toit et un mur contre le vent dominant. Même si ça ne va pas toujours aussi loin, la présence d’un abri, surtout si on y dépose du foin ou une pierre à sel par exemple, est souvent un facteur d’agressivité entre les chevaux. De plus, les abris sont souvent près des arbres, des poteaux électriques etc. Tout ce qui est haut attire la foudre, et un cheval dans un abri près d’un arbre touché par la foudre se trouve électrocuté lui aussi. Très malheureusement, j’ai fait l’expérience de ces deux cas. Ce qui était censé protéger les chevaux peut finalement se révéler dangereux voire fatal pour eux. Cela vaut-il vraiment la peine quand on sait qu’un cheval peut s’en passer?

 

Nous pouvons donc toujours écouter notre ressenti pour ce choix là aussi. Évidemment, dans un parc sans aucun abri naturel, on peut envisager d’en poser un. Simplement un toit et un mur, voir pas de mur du tout. Il se pourrait qu’un jour les chevaux l’utilisent. Ou pas. Mais dans le doute il y en aura un. Et vous-même en bénéficierez les jours de pluie. Mais rassurez-vous, sans abri, votre cheval se portera très bien. Bien entendu, cela ne s’applique pas aux chevaux très vieux ou malades. Eux ont besoin de soins particuliers. Comme toujours, chaque situation particulière demande une réponse particulière!

 

Laure Souquet
0033 (0)6 19 12 02 37
laure.souquet(a)wanadoo.fr

Étiquettes : , , , ,

Laisser un commentaire

  1. viviani

    Mes chevaux ont un abri, nettoyé tous les jours et l’utilisent, mon percheron y dort. Je n’aime pas ce genre d’article qui conforte beaucoup de gens et leur donne bonne conscience de laisser les chevaux tous l’hiver, dans des prés sans abri, dans le vent, sous la pluie et les pieds dans la boue. Oui à l’origine les chevaux étaient des animaux des steppes, on a bien dit « à l’origine », bien loin des races crées par l’homme, mon pur-sang ne ressemble pas un Przewalski. La nature n’aurait jamais créé un kwpn, un pur-sang, les chevaux de sport en général, Mon pur-sang est rentré au boxe, couvert, et non cela ne l’a pas rendu plus fragile, il n’a jamais boité, ni toussé, il est joyeux et fête cette année ses 31 ans. Nous étions à l’origine des chasseurs cueilleurs, et nous nous en portions très bien, alors laisser vos voitures, arrêter votre chauffage dans vos douillettes maisons et vous n’en mourez pas, ce sera juste un peu moins confortable. Pour les accidents, ils peuvent être nombreux même sans abri, glissade, entorse, coups de pied, et pour la foudre, j’ai connu un cheval foudroyé en plein milieu de son pré, la foudre était tombé sur un chêne en bordure de pré, l’électricité a suivi les racines et le cheval est mort foudroyé….

    • L’objet de cet article n’est pas de donner bonne ou mauvaise conscience à qui que ce soit. Simplement d’exprimer une opinion personnelle, fruit de ma propre expérience avec les chevaux.

      Ai-je parlé de rendre les chevaux fragiles en leur fournissant un abri?
      Avez-vous remarqué que vous faites exactement ce que j’explique dans mon article? Vous comparez votre propre notion de confort à celle des chevaux. 😉

      Votre percheron dort dans cet abri, mais les autres?

      • viviani

        « le fait que vos chevaux apprécient le luxe d’une grange paillée ne signifie pas, à mon sens, que cela leur soit indispensable. Simplement que c’est pour eux un confort appréciable » D’accord avec vous, le confort n’est pas indispensable, ni pour les chevaux, et pour aucune autres espèces. Mon chat dort sur un radiateur, ce n’est pas indispensable… Mais le confort contribue à la qualité de vie et c’est un élément de bien être. Mais effectivement on peut s’en passer. Mon percheron n’est pas le seul à dormir dedans, le poney et l’âne y vont aussi, l’âne s’y couche. Quand bien même mon percheron serait le seul à y aller, il serait normal de lui mettre à disposition un abri. Il est très important que mes chevaux aient le choix de s’abriter ou non. Petite précision, je loue mon pré donc impossible de mettre un abri conventionnel dessus, j’y ai mis un « tunnel », ouvert des deux côtés, personne ne peut être coincé par un dominant, je pense que pour eux cela ressemble aux frondaisons lorsqu’ils se mettent à l’abri des arbres. Ils s’y sentent bien. Pas besoin de permis de construire, démontable, il a encaissé plusieurs gros coup de vent depuis 4 ans et il n’y pas de dommage. Le jour où je pourrais avoir mes chevaux sur un pré m’appartenant, je réaliserai un abri sur le même modèle.

  2. Anais

    Bonjour,
    Je ne partage pas l’opinion de cet article. Je suis d’accord sur le fait que les chevaux ne sont pas fait pour vivre au box. Mes chevaux sont donc au pré toute l’année, jamais de couvertures, à quatre. Dans certains pré ils ont des abris, et dans leur pré d’hiver, ils ont accès à une grande stabulation (5 m sur 16) paillée. Et je les trouve très souvent dedans à l’abri du vent. (Ils ont 2,5 ans 7 ans, 20 ans et 24 ans). Si le pré ne dispose pas de bons abris naturels (qui protège bien du vent) c’est indispensable.
    Effectivement ils sont souvent dehors sous la pluie battante, mais ces derniers jours avec le temps qu’on a eu (vents violents, bcp de pluie) ils étaient très souvent à l’intérieur.

    • Le fait est qu’une stabulation de 5m sur 16 relève plus de la grange et est un luxe accessible à très peu de gens puisque sans permis de construire nous sommes limités à 20m2. Dans ce cas il est évident que les chevaux ne manquent pas de place. Ceci dit, le fait que vos chevaux apprécient le luxe d’une grange paillée ne signifie pas, à mon sens, que cela leur soit indispensable. Simplement que c’est pour eux un confort appréciable. 😉 Dans la plupart des abris, le vent produit beaucoup de bruit et les chevaux y sont souvent très stressés, ce qui fait qu’ils en sont souvent bien loin en cas de vent violent.

  3. cadiou

    Bonsoir, juste une petite chose sur les abris, j’ai chez moi l’équivalent d’un paddock paradise de 4 hectares… 3 râteliers à foin dont l’un dans un hangar de 8 mètres par 6 mètres… sur les 4 chevaux, la jument dominante en tolère 2, le 3ème le plus ancien est le seul a rester dehors et aller manger dans un autre râtelier… Ils n’y vont que lorsqu’il fait mauvais temps…
    Pour l’idée du box, si j’ai un paddock paradise de 4 hectares, j’étais convaincu qu’il est évident que le cheval vit à extérieur… Jusqu’au jour ou, l’un de mes chevaux, jeune dans sa tête s’est fait une déchirure musculaire aux 2 épaules : le diagnostique était simple, l’osthéopathe nous a conseillé fortement le box pendant 3 semaines pour cicatriser… alors pour un cheval qui n’avait jamais été au box, c’est un peu compliqué et le choix entre le fait d’une non guérison et le stress du box, l hésitation n’a pas duré 2 jours et l’idée aujourd’hui c’est un peu comme le van, c’est d’habituer le cheval qui est claustrophobe a y rentrer, a y rester au cas ou… Et surtout de ne pas se trouver dans une telle situation d’urgence en prenant le risque que le cheval ne supporte pas… Un peu comme beaucoup de propriétaires font : on appelle le maréchal car les pieds du cheval sont trop longs et il se débrouillera bien qu’il ne donne pas les pieds… bonne continuation.

    • Bonsoir,

      Votre réflexion est intéressante. A mon sens, ne pas faire vivre son cheval dans un box n’exclue pas le fait de l’y habituer. Cependant, je mettrais une réserve : même un cheval qui vit au box toute l’année peut devenir fou s’il est forcé de rester 3 semaines enfermés dans un box. Je l’ai vu plus d’une fois et le résultat de l’immobilisation a souvent été désastreux à la sortie, pour le cheval comme pour le propriétaire… Et à l’inverse, beaucoup de vétérinaires équins vous diront avoir été très surpris de voir certains chevaux n’ayant jamais vu un box de leur vie y demeurer étonnamment sages des semaines durant en cas de blessures ou maladies le nécessitant.

      Je pense que la capacité à rester enfermés longtemps sans sortir dépend de l’individu plus que de son habitude de la chose.

      De plus, il peut être dommageable pour un cheval de l’enfermer sans nécessité : par exemple, l’un de mes chevaux à sauté deux fois par dessus la porte de son box avant d’arriver chez moi où il vit au pré. Il est resté bloqué au niveau des grassets les deux fois, et s’est blessé l’ombilic. Pourtant, même s’il ne supporte pas le box, il saute tout seul dans le van. Encore une fois, c’est une question d’individu et de situation plus que d’habitude. A chacun de juger en fonction de son cheval.

  4. Véronique Verheyden

    En Belgique, un abri est légalement obligatoire. Sans abri, les chevaux peuvent être saisis, même s’ils sont en forme. C’est idiot, mais c’est la loi.

    • Les lois sont rarement faites par les personnes les plus à même de juger de leur bien fondé…

  5. sophie

    Je trouve votre article très intéressant. Simplement dans ma region du sud est de la France, Je vois de nombreux chevaux dans des prés/parcs/paddocks sans aucun arbre et sans aucune possibilité de se proteger du soleil brûlant l’été par 40 degrés à l’ombre… Et j’entends leurs propriétaires me dire: mais ils n’en ont pas besoin… Effectivement en plein été les chevaux qui ont le choix restent parfois en plein soleil, mais cherchent souvent l’ombre également comme vous l’avez precisé, pour diverses raisons… Il me semble important que dans un espace délimité par l’homme, le cheval ait la possibilité de s’abriter au moins du soleil quand il le souhaite, d’une manière naturelle ou non… Qu’en pensez-vous ?

    • Je suis d’accord avec vous, en plein été un abri naturel ou non est plus que bienvenu. Comme je le précise, tout est question de situation et d’individu!

  6. Anais

    Bonjour
    Bel article mais je ne suis pas d’accord sur le fait que les chevaux ne vont pas dans leur abri. Le mien a passé sa jeunesse dans un pré sans abri et maintenant qu’il en a un à disposition il y est toujours lorsqu’il pleut ou qu’il y a du vent. Pourtant il n’y a pas sa nourriture ni son eau dedans et il n’y a pas été conditionné.
    De plus, en venir au fait que c’est dangereux est exagéré, peut être une raison de justifier votre décision? 😉
    En tout cas quand je vois des chevaux dans de grands prés « vide » je me dis que le mien est bien mieux loti avec son abri fermé sur 3 côtés mais le plus important est surement d’observer le comportement de son cheval pour lui offrir la vie la mieux adaptée à ses besoins.

    • Merci.
      Comme je vous l’ai précisé, je ne dis pas qu’un cheval ne peut pas trouver de bien être ou de plaisir à se trouver dans un abri. Simplement qu’il peut vivre sans. 😉

      Une raison à cette notion de danger, oui. De part mon travail, je rencontre de nombreux chevaux et malheureusement les histoires de chevaux bloqués dans des abris et gravement blessés voir tués par leur congénères ne sont pas si rares que cela. Et je l’ai personnellement vécu avec l’un de mes chevaux qui en est resté partiellement handicapé et l’aurait surement été bien plus si je n’avais mis mes compétences en ostéopathie à son service quotidiennement pendant plus d’un an suite à cet accident qui l’a profondément marqué tant physiquement qu’émotionnellement et psychologiquement. Sans cet abri fermé sur trois côtés, il n’aurait pas pu être bloqué par le cheval qui l’a attaqué de façon si virulente.

  7. Lary

    « Honnêtement, la grande majorité des chevaux disposant d’un abri y vont très rarement voir pas du tout, si ce n’est en été pour se protéger des insectes et de la chaleur »
    C’est également ce que j’ai constaté.

  8. Tellou

    Mon cheval a 10 ans, c’est un croisé espagnol x camargue qui a toujours vécu au pré et toute l’année.
    Il a une cabane et il y est souvent été comme hiver. Bien sûr il n’y passe pas ses journées et donc si un jour il pleut ou neige toute la journée il sortira quand même mais je sais qu’il aime se coucher au sec.
    Il a passé quelques années dans un pré sans abri (juste quelques arbres) et l’hiver il était rentré sous un hangar au sec. Je peux vous garantir que tous les soirs il attendait près de la barrière pour être rentré.

    • J’imagine qu’il ne recevait pas de grain en rentrant, et qu’il n’avait pas de foin sous cet abri où il dormait. 😉

  9. Marie

    Bonsoir,

    Merci pour ce petit article qui me permet de calmer un peu mes angoisses: en effet, ma grand-mère a trois chevaux que l’on a du récupérer de toute urgence car elle est actuellement à l’hôpital.

    Ils ont été habitués au box la nuit depuis 20 ans… Et là nous n’avons eu ni le temps ni les moyens de leur faire un abri, alors nous comptons sur leur instinct car ils sont dans un parc qui constitue tout un pan de montage avec une pinède et des feuillus.

    J’espère sincèrement qu’ils ne vont pas tomber malade ou trop stresser (il y a beaucoup de bruits dans cette forêt, à cause des sangliers, renards, etc), à vrai dire cela me fait vraiment très peur.
    Première nuit ce soir, je croise les doigts.

    • Bonjour,

      Tout s’est-il bien passé pour eux?

      Les chevaux ont de plus grandes capacités d’adaptation que ce que l’on pourrait croire. Ils se feront très vite à ces nouvelles conditions de vie!

  10. karine

    Je suis d’accord avec equintessentiel mais je préciserai quand même que l’abri est indispensable en cas de pré entièrement nu ne pouvant leur offrir une protection naturelle. il est bien triste de voir nombre de chevaux cuisant au soleil tout l’été…sinon je pense que leur proposer l’abri ouvert est une bonne chose car ils en disposent s’ils le veulent. pour ma part, j’ai remarqué que mes 5 chevaux aiment venir s’abriter ponctuellement dans la journée sous le grand hangar totalement ouvert. ils y restent principalement l’été pour tenter d’échapper aux insectes (même si je reconnais que c’est aussi un lieu de distribution de foin !!!)
    l’essentiel étant pour moi de leur donner le choix. sinon je partage totalement la vision trop « humanisée » du confort des chevaux , et je bannis bien évidemment l’enfermement au box !

    • C’est exactement ça : l’abri est nécessaire s’il n’y en a pas de naturel, et sinon c’est juste un confort supplémentaire.

  11. hacquin

    Ayant un abri dans notre parc,je remarque qu’effectivement ils n’y sont pas souvent mais parfois ils y sont aussi tous les 3 et pas forcément pour la nourriture. Je pense qu’un abri est surtout nécessaire pour les protéger de l’humidité et pour qu’ils puissent se coucher au sec de temps en temps,l’un de nos chevaux et très souvent sous l’abri. Les chevaux dans la nature se protège du vent ou des intempéries ou même de la chaleur, sous les arbres ou le long des haies. Alors je pense qu’un pré sans arbres, ni haies doit effectivement être équipé d’un abri, mais dans le cas contraire ce n’est pas forcément nécessaire effectivement. Bonne journée à tous

    • C’est exactement ce que j’explique dans cet article! L’abri n’est nécessaire que lorsque la nature n’y pourvoie pas déjà par des haies et des arbres dans le pré.

Soyez informé(e) de chaque nouvelle publication!